Historique

L’habitat participatif, prend historiquement ses racines dans les coopératives HBM, coopératives de logements ouvrières nées des mouvements syndicalistes du XIXème siècle.

En France, on peut considérer que l’histoire récente de l’habitat participatif s’articule autour de périodes où l’habitat participatif, qui n’était pas dénommé ainsi alors, est envisagé sous des angles différents.

 

Une réponse à la nécessité

La première période débute dans les années 50 avec les « Castors ». Ce mouvement, fondé sur le principe de l’autoconstruction est apparu en réponse à la grande crise du logement de l’après-guerre : plus de 12 000 logements ont été construits entre 1949 et 1955 selon ce mode. Il est né d’une volonté de construire efficacement et économiquement, notamment grâce à l’ « apport-travail », pour pallier l’incapacité de l’Etat à répondre à la pénurie de logements.

Des expérimentations

Le statut juridique de la coopérative d’habitants a été abrogé en France (depuis la loi Chalandon de 1971). Cela va mettre fin à la possibilité des habitants d’être à la fois des sociétaires et des locataires à qui seraient attribués les logements.

Malgré la perte de ce statut, les années 70 à 80 sont marquées par l’éclosion d’une centaine de projets d’habitat participatif issus à la fois de programmes d’expérimentation financés par l’Etat et à la fois d’initiatives privées. C’est un nouveau mode d’habiter et de « vivre ensemble » et non un mode de construction qui est expérimenté. Ce mouvement vise à une meilleure maîtrise du cadre de vie par une participation active dès la conception par les futurs habitants mais il découle surtout d’une volonté de remettre le lien social au cœur de l’habitat. Cette période d’innovation a façonné le socle des valeurs de l’habitat participatif qui perdurent pour la plupart encore aujourd’hui.

Un enjeu citoyen

La troisième période commence après 2003 avec la mise en place de la loi SRU « Solidarité et Renouvellement Urbain » où la question de la participation des citoyens prend de nouveau de l’importance. Elle s’inscrit désormais dans une notion plus vaste : le développement durable et l’aménagement du territoire. Suite à une nouvelle période d’expérimentations, qui a été aussi le temps nécessaire pour réunir un maximum d’acteurs autour de ce mode de production de logement, le phénomène s’institutionnalise.

En effet, le pouvoir public avec la promulgation de la loi ALUR le du 24 mars 2014 crée deux nouveaux statuts visant à faciliter et favoriser ces opérations. La loi attend actuellement ses décrets d’application, puisque sans eux, ces nouveaux outils juridiques restent inutilisables.

Dernière mise à jour le 30 avril 2014 - Auteur : Webmestre.